Mon chemin vers Clowns et Magiciens Sans Frontières/Belgique…

J’avais vraiment envie de faire partie de l’aventure. J’avais lu des choses sur l’ASBL, j’avais de mon côté un parcours associatif, je voulais faire du clown encore et encore, je voulais faire de l’humanitaire.Je suis rentrée en 2009, à l’invitation de Florence et Céline.

Ce qui m’anime…
L’envie de jouer au premier sens du terme. D’ailleurs c’est la même chose que quand je jouais quand j’étais petite avec mon frère ma sœur, mes voisins, mon vélo, mes bouclettes, mes plâtres à répétitions pour cause de gros gadin.

Le souvenir le plus touchant d’une de mes missions…

Lors de la mission en Palestine en 2011, je me souviens du jeu dans un hôpital devant 10 personnes, quelques enfa

nts et leurs mères. Moi, je ne savais plus pour qui je jouais, pour les enfants pour les mères, pour nous trois, pour moi. On était vraiment ensemble je crois.

Et puis les réunions de coordination d’équipe, avec Oli et Barbara, les soirs. Quel bonheur de les avoir rencontrés comme ça.

Et puis un soir avec Mahmoud, notre hôte, et sa femme. Mahmoud qui se livre à nous, comme à des frères, sur son histoire, ses déchirures, ses désespoirs, sur Naplouse, Mahmoud ému. C’est dans ces moments là qu’on se rend compte que leur humour permanent, tous les jours, leur permet de survivre, et que derrière cela, la fracture est abyssale.

Le souvenir le plus drôle d’une de mes missions

Toujours en Palestine, les fous-rires à l’arrière de la voiture avec Hanita, notre hôte, avec Barbara, la sensation avec Oli pendant la balle magique…avec eux sur scène, qu’est-ce qu’on s’est marré quand même…

Des mots qui me restent en mémoire
Salam Aleikoum, Palestine, et puis …«  qui a le drap ? ».

Mon message d’espoir

Le seul message d’espoir, c’est les palestiniens qui nous l’ont donné avec cette reconnaissance par l’ONU, comme état observateur non-membre, ce statut leur ouvrant des opportunités jusque là interdite.

Biographie

J’ai commencé par faire le conservatoire dans ma région d’origine en Auvergne, en France, et je faisais aussi beaucoup de stage, de danse, de mouvement avec des gens très variés. Puis j’ai monté une compagnie là-bas, une en 2001, puis une autre en 2005.

J’ai été sélectionnée pour travailler avec la Scène Nationale de Clermont-Ferrand sur un solo burlesque. C’est à l’issue de ce spectacle que je me suis rendue compte qu’il me fallait une formation de clown. Je suis partie faire ma formation avec Michel Dallaire. Et cette formation continue aujourd’hui.